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samedi 30 mars 2013

J60, 2 mois de crudivorisme : un petit bilan s'impose


A 47 ans, vieillir était devenu une réalité et une fatalité, et j'acceptais donc le cortège de petits maux qui accompagnaient cette sénescence.


Mais fin janvier de cette année 2013, trop, c'était trop, et cela devenait franchement insupportable, au point d'envisager une visite chez cette caste tant haïe qu'est la gent médicale ... Médecins que je fréquente quotidiennement puisque je suis infirmière, ce qui me donne d'excellentes raisons de m'en méfier au plus haut point... Je souffre d'une sarcoïdose, en deux mots, une maladie auto-immune idiopathique (un mot idiot pour dire qu'on n'en connait pas l'origine, et encore moins comment la guérir: faut dire qu'on ne s'en donne pas la peine, n'étant pas souvent invalidante, et de toute façon pas mortelle, donc pas rentable à exploiter...). Cette maladie s'attaque à n'importe quels tissus, ou organes, en y provoquant des phénomènes inflammatoires, et donc, douleur et dérèglement de leurs fonctions, avec quand même parfois destruction et perte de la fonction en tout ou partie. Chez les uns, c'est tantôt le foie, les poumons, les articulations, chez d'autres la peau, les reins, le coeur .... Parfois pas plus grave qu'une grosse angine, parfois provoquant des douleurs évoquant le cancer (un cas rencontré dans mon hôpital), parfois invalidante au point de provoquer un BPCO (cas également rencontré). ...


Bref, en ce mois de janvier, sarcoïdose ou vieillissement inéluctable, j'en était arrivée à un point de douleur que je n'arrivais plus à supporter, car le sommeil en était perturbé, le réveil insupportable (vous savez, l'impression d'avoir 90 ans?, ne plus savoir se bouger tant le corps est ankylosé...), la journée entravée de petits inconforts dont on se passerait bien, essentiellement articulaires et musculaires (mal partout, plus de force dans les bras), une fatigue récurrente qu'il n'y a plus moyen de récupérer, des douleurs incessantes dans le dos (genre hernie discale, voire par moment genre calcul rénal, que je connais pour en avoir eu), et, cerise sur le gâteau, un genou mal en point (je pense avoir croqué mon cartilage, le genou déviant parfois de sa position, les os frottant, aurait-on dit; me lever d'une chaise sans faire rien paraître auprès de mes collègues relevait du défi ...). Avec ça, trop fatiguée pour encore envisager un quelconque projet... Ma semaine de nuit au travail me laissait sur le carreau, les idées vagues, avec difficulté à trouver mes mots, et une semaine au moins n'était pas de trop pour reprendre courage pour la suivante ....


Quant à mon alimentation d'alors, je m'efforçais de la rendre la plus "saine" possible (pensais-je). Chez moi, rarement de la viande (mais au travail, je mange ce qu'on me donne), des produits laitiers, yogourts et fromages, que j'adorais et que je pensais bons pour la santé (les médias nous font décidément croire n'importe quoi), du bon pain blanc, et même de plus en plus souvent gris, avec de la Planta à la place du beurre ... Cuisine au bon beurre de ferme (industriel bien sûr). Hélas, trop peu de fruits, peu de légumes aussi, souvent en boite, toujours cuits... Jamais de jus ou de smoothies. Pas de boissons gazeuses. Peu de biscuits (mais trop encore, parfois quelques chips); rarement une pizza, jamais de plats préparés (ou si peu: la pizza, les loempias, parfois des raviolis en boite...). Un bon petit café le matin, histoire de titiller mes surrénales, avec du sucre raffiné pour bien les épuiser (ce que je comprends maintenant seulement)....

Et bien voilà, croyant bien faire, ou en tout cas pour le mieux, je faisais tout ce qu'il ne fallait pas!!!! Aidée en cela par le marketing des médias et l'ignorance de la médecine! Ben oui, j'ose le dire, moi, la petite conne d'infirmière sans intelligence et sans cerveau .... C'est bien comme cela que le corps médical et le quidam nous considère, non? Des exécutantes décérébrées du médecin-dieu tout puissant... Si les gens savaient le mépris avec lequel le corps médical les traite, s'ils savaient à quel point on les prend pour des imbéciles au porte-monnaie bien rempli.... Faut dire que c'est mérité quelque part : pourquoi remettre entre les mains de ces requins notre bien le plus précieux : notre santé et notre vie? ... Mais ceci est un autre débat.


Revenons à mon petit moi. J'en étais donc arrivée à un point critique, il me fallait agir, mais passer à l'ennemi m'était une idée insupportable que je remettais sans cesse à plus tard. Et puis, le hasard faisant bien les choses, (mais est-ce le hasard... ou le destin? Aurais-je été réceptive à ce nouveau concept si je n'avais pas touché "mon" fond personnel), je tombe sur un site de crudivorisme proposé par une amie: et là, c'est la "révélation"... Mais oui, pour moi, c'est évident, voilà l'origine du mal, voilà l'explication des mécanismes m'ayant conduit à cette impasse, voilà les solutions proposées!!! Rien en contradiction flagrante avec mes études d'infirmière, et de plus, que de la logique, du bon sens. Et puis, l'animateur du site, Thierry, est tellement sincère, tellement vrai dans sa démarche, une démarche qui vient de son coeur, de sa foi... le sujet traité avec une grande intelligence, avec des mots simples que tous peuvent comprendre (et non pas ce verbiage pompeux de la caste des médecins qui nous laisse à l'écart de notre propre prise en charge!). Comment ne pas accrocher?


BILAN : deux mois ont passé.

SANTE : oubliés les réveils de centenaires; plus de douleurs articulaires; beaucoup mieux le dos; le genou est totalement remis (là, franchement, étonnée, car je pensais quand même qu'une certaine usure ne serait plus récupérable); retrouvé, le bon sommeil: mes lendemains de semaine de nuit se récupèrent facilement et ma lucidité est impeccable. Je recommence des projets. Mes petits soucis respiratoires dû à ma sarcoïdose sont en passent de se faire oublier, encore un peu de hemmage quand je suis plus énervée... J'ai envie de refaire un peu de sport : le printemps qui monte en moi, ou la santé qui revient? Une pratique de yoga, " Les 5 Tibétains" (vidéo ICI), me tenterait bien...

NUTRITION : bien sûr, je suis  les grands principes de base de l'alimentation végétalienne crue, mais avec quelques écarts cependant. Il y a des légumes que je ne saurais pas (pas encore?) manger crus , et que j'apprécie de toute façon cuits (pomme de terre, poireaux, chicons, même si j'en mange crus aussi, ...). De temps en temps un oeuf (cru dans un milk shake, ou cuit, pour me faire plaisir, car le plaisir est important, ce ne doit pas être une punition de manger!). Et puis parfois du poisson, parce que là aussi j'aime bien: sardine à l'huile ou saumon cru (je le mangeais de toute façon rarement cuit: malheureusement pour lui, je l'adore cru, même si ce n'est pas recommandé...). D'un point de vue diététique, c'est tout à fait correct... D'un point de vue végétalien, nettement moins. D'un point de vue crudivorisme, ça dépend des tendances : le puriste vous dira que ça doit être 100% cru; le tolérant acceptera du 20 à 30 % cuit; il y a des crudivores carnivores, des crudivores végétariens, des crudivores végétaliens et même des végans (mais on sort du domaine de la bouffe pour rentrer dans la pure éthique)...






L'important, au niveau de la santé, est de manger sainement, équilibré, et surtout, d'y prendre plaisir. Il y a des règles de base, de bon sens, et puis, il y a VOUS






Voici "mes" règles de base que je me propose (sans m'imposer!) :


> - pas de gluten, ou alors, des céréales entières autres que le blé (pain gris, nouilles et riz entier ...)
> - pas de boissons gazeuses, alcool, café ... préférer du thé vert ou noir, des tisanes
> - pas de sucres raffinés, préférer du sucre de canne, du miel ou du sirop d'érable
> - pas de viande (bourrée d'hormones, d'antibiotiques, de nourritures pas naturelles, d'OGM, élevée dans des conditions indignes et tuées dans un stress inhumain)
> - pas de sel raffiné, préférer le sel de Guerlande, naturellement minéralisé et iodé, sans additifs (notre sel de table est un déchet industriel, le saviez-vous? et de plus, il contient de l'anti-agglomérant)
> - pas de lait ni de produits laitiers et dérivés
> - pas de soja
>  
> - ne pas cuire, ou le moins possible; si on veut cuire, penser à la cuisson vapeur
> - ne pas utiliser le micro-onde !
>
> - préférer le bio; mieux encore, faire ses propres légumes du jardin
>  
> - sport doux (marche, yoga), grand air, soleil, bonne hygiène de vie





Plein de questions-réponses pour bien débuter sur ce site, à cette page: http://veganbio.typepad.com/veg_anbio/nutrition.html





Enjoy your life ! 

Milles mercis à Thierry Casasnovas qui m'a ouverte à cette voie, et qui, chaque jour, nous aide et nous accompagne avec gentillesse, dévouement et désintéressement. 
Je dois la vie à mes parents ... Je pense pouvoir dire que je te dois ma santé et ma nouvelle joie de vivre, Thierry.
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lundi 4 février 2013

On y va !


Qui suis-je? 

Peu importe. Je suis née en 1965.


Pourquoi ce blog?

D'abord et avant tout ... pour moi!  J'aimerais y consigner les étapes de ce que je pressens devenir une nouvelle approche de ma vie. Ce sera donc un "blog mémoire", un journal de bord, un carnet de route dans lequel je noterai mon ressenti, ma progression, mes archives, des articles qui peuvent me servir par la suite ....

C'est aussi un témoignage qui pourrait servir à d'autres? Si vous y trouvez votre compte, tant mieux !! Un autre témoignage, plein de sagesse et de bon sens, celui de Smoothie Girl, pour vous convaincre.



Pourquoi ce titre : "Qui l'eut cru"? 


"Cru" ... crudivorisme, végétarisme, végétalisme .... Je ne sais pas encore vers quoi je me dirige, je n'ai de toute façon pas envie d'entrer dans une catégorie particulière, je m'en fiche, je n'aime pas les sectarismes. J'irai vers ce qui me convient le mieux, voilà tout. J'y entrevois en tout cas déjà quelque chose qui s'adapte bien à ma façon de penser, simple, respectueuse, proche de la nature. Une philosophie de vie à laquelle j'aspire, et dans laquelle j'y ai déjà au moins mes bottes.

Tout commence par le mot "cru". Une amie sur FaceBook me présente un article sur un blog: "Vivre cru.org". C'était il y a environ 10 jours. Au premier abord, je n'y prête pas trop attention, pas le temps... Mais j'y reviens pour visionner une vidéo, et ce qui j'y entends me plait beaucoup. Simplicité, évidence, bon sens dans les concepts. Générosité, sympathie, gentillesse, disponibilité, intelligence, grande érudition dans la personne. J'accroche. J'y découvre un concept totalement nouveau pour moi: le crudivorisme.

Je me lance dans une recherche internet tout azimut afin de poser les bases de ma nouvelle connaissance.


Parallèlement, je me jette à corps et à cri dans cette nouvelle façon de manger, sentant instinctivement que c'est ce dont mon corps a terriblement besoin. Jamais je n'aurais imaginé avoir le courage de me lancer dans ce type d'alimentation, même si, philosophiquement, ça me correspond bien. Et pourtant, je me rends compte que non seulement c'est facile, mais qu'en plus j'y aspirais de tout mon corps. Le temps était sans doute venu...


Pourquoi ce besoin?

J'ai une sarcoïdose, découverte en 2001 (mais que j'ai probablement depuis toujours, lorsque je vois mon parcours médical). J'en souffre plus ou moins épisodiquement, parfois de ceci, parfois de cela.. Mise en évidence par une biopsie de peau (une plaie qui ne guérissait pas et qui avait un méchant aspect de cancer de la peau), ma sarcoïdose se manifeste prioritairement par des atteintes pulmonaires (fibrose, irritation, inflammation, hemmage (le hum hum si irritant)...) et articulaires (arthrite). J'ai aussi eu un problème d'endocardite, non symptomatique et diagnostiqué après coup par scintigraphie; de la tachycardie pendant quelques mois, qu'il m'a fallu gérer avec des médicaments et qui a maintenant totalement disparu (faut dire que j'ai arrêté les médicaments et me suis mise tout un temps à la randonnée ... bien plus salutaire ;) ).

 Ankyloses du réveil, douleurs articulaires et musculaires permanentes m'empoisonnent de plus en plus la vie, essoufflement de plus en plus prononcés... fatigue chronique de chez chronique. J'en suis arrivée à un point où je n'ai plus envie de rien tant je me sens perpétuellement fatiguée et douloureuse: j'ai 80 ans... au moins! 


Faut dire aussi: 27 chats qui mettent la maison dans un souk pas possible, 3 brebis, 3 juments à soigner (2 à moi), une maison sans cesse dans les travaux, un travail temps plein de nuit (80 heures de travail par semaine, 2 semaines sur 5, sans cesse en décalage horaire ... même mes collègues de jour ne perçoivent pas à quel point ça peut être fatiguant)... Et cette maudite sarcoïdose qui me taraude.


Tout ceci ne contribue pas à être en pleine forme, la fatigue est une copine de longue date... Mais pourtant, d'autres ont une vie bien pire que la mienne, bien plus active, et trouvent encore de l'énergie pour plein d'activités!!

Ca ne pouvait plus durer. Parallèlement, je ressentais le besoin de changer qqch dans mon alimentation, instinctivement (je suis très à l'écoute de mes envies). La viande ne m'intéresse plus; par contre, de cet an-ci, je dévorais des cageots de mandarines !! L'amorce d'un nouveau besoin qui se confirme ... Si ma conscience était encore au dodo, mon corps, lui, n'a pas attendu!


... depuis une petite dizaine de jours:


.... je ne "mange" plus que des smoothies de fruits et légumes crus, je n'aspire même pas à autre chose pour le moment. Depuis 2 ou 3 jours, je me refais du thé, mais du thé "vivant" (du jus de citron dans de l'eau chaude mais non bouillante). Un peu de riz il y a 4 jours avec des chicons cuits. Quelques tranches de pain gris aux 7 céréales depuis 3 jours. Aujourd'hui, j'ai enfin eu envie de croquer un fruit sans le passer au blender... Surtout, toujours à l'écoute de mes envies. Et du repos, le jour ou la nuit, peu importe, je n'ai plus de rythmes biologiques réguliers de toute façon.




Je me sens ...

... mieux ... je crois ... Un peu moins mal dans les articulations, semble-t-il? Pas faim du tout, pas de petit creux qui tire en tout cas. Pas envie d'autres choses, d'autres nourritures sous d'autres formes pour le moment. Meilleure élimination urinaire dirait-on? Niveau poumons, suis plutôt contente! Moins de hemmage (le petit hum hum qui désencrasse l'arrière gorge de ses mucosités), en fait, moins de mucosités à ce niveau. Mon dos !! Moins mal. Sont-ce les reins ou les vertèbres, je ne saurais dire, mais les douleurs de types "calcul rénal" ou "hernie discale" devenaient insupportables depuis plusieurs mois. Peut-être plus de "lucidité", de clarté d'esprit? Après ma semaine de nuit, je me sens toujours complètement embrouillée dans ma tête, difficulté d'aligner des idées, difficulté de concentration... Ben là, ça a l'air d'aller bien aussi.

Il est sans doute encore trop tôt pour mettre le doigt sur des améliorations significatives, ce sont plutôt des impressions que des certitudes, mais en tout cas, je ne vais clairement pas plus mal, au contraire!